♦ Définition
Les grands déséquilibres fonctionnels féminins sont très fréquents et très invalidants : ce ne sont pas des maladies au sens propre du terme, mais une association de symptômes qui perturbe la vie des femmes. L’équilibre féminin est fragile, car il est cyclique et soumis à des régulations fines de l’axe hormonal hypothalamo – hypophyso – ovarien, mais aussi en relation avec des modulations du métabolisme des neurotransmetteurs (vie émotionnelle).
Il est difficile de savoir si l’un précède l’autre, mais ceci a peu d’importance, car il faut les envisager de façon concomitante.
Sur le plan symptomatique, il est pertinent de séparer :
ce qui s’exprime pendant la vie génitale de la puberté à la ménopause : on pourrait résumer cela sous le terme de syndrome prémenstruel (PMS).
ce qui s’exprime autour de la ménopause : péri, pré, ménopause.

– Tout d’abord le PMS
Le syndrome prémenstruel s’exprime de multiples façons, de la puberté à la pré-ménopause : avec beaucoup de symptômes invalidants et/ou avec des irrégularités menstruelles, et/ou des saignements au cours du cycle (ménométrorragies).
Il existe en réalité 4 groupes de syndromes prémenstruels:

  • Le S.P.M avec hyperhydratation:
    Il est très fréquent avec la rétention d’eau et de sel dans l’organisme, la prise de poids, la rétention d’eau, les seins tendus (mastodynie), ainsi que pieds, mains et bas-ventre gonflés.
  • Le S.P.M avec angoisse:
    Il se rencontre aussi fréquemment. La symptomatologie nerveuse domine, surtout l’instabilité de l’humeur, l’angoisse, l’irritabilité. Les troubles du sommeil et l’angoisse sont toujours présents.
  • Parfois associé au précédent, le S.P.M dépressif est observé:
    Dans ce cas, les éléments dépressifs résument le tableau clinique. La réelle dépression, les pleurs, les défauts de mémoire « empoisonnent » littéralement plusieurs jours du cycle de la femme.
  • Enfin, moins fréquent, mais assez spectaculaire, le S.P.M dit « crevant de faim », traduction du terme « craving », est présent chez certaines femmes.
    Le besoin de sucreries, la grande faim, la fatigue, les maux de tête sont alors associés à une consommation exagérée de glucides (sucreries).

En fait, la réalité du quotidien ne sépare que rarement des tableaux si tranchés ; la grande majorité des patientes associe un mélange de symptômes où parfois un seul prédomine.
Très individuel, le S.P.M dure en moyenne de 2 à 8 jours, avant le début des règles, même si pour de nombreuses femmes, il s’étale sur presque toute la deuxième partie du cycle.
Nous retiendrons donc le tableau clinique classique où s’associent:

  • des symptômes corporels: œdèmes des mains, des jambes, du visage, le gonflement abdominal et les lourdeurs lombaires ainsi qu’une prise de poids.
  • des symptômes psychologiques: tristesse, mélancolie, fatigue, sautes d’humeur, irritabilité et troubles du sommeil.

– Ensuite la péri, pré, ménopause :
On distingue donc trois phases principales:
La péri-ménopause (péri voulant dire autour), qui peut s’étendre au maximum sur 10 ans (en moyenne, à partir de 43-45 ans), mais qui peut se réduire à quelques mois. Cela correspond à l’expression des premiers signes de vieillissement de la fonction ovarienne: cliniquement cela se manifeste par un PMS plus ou moins continue.
La pré-ménopause (juste avant la ménopause), de courte durée, de quelque mois à quelques années (en moyenne autour de 50 ans) est aussi appelé « période charnière ». C’est le temps des paradoxes hormonaux où alternent des phases d’équilibre et d’anarchie hormonale. Les symptômes sont donc bruyants et déroutants et les cycles souvent irréguliers. Cela correspond à un PMS bruyant quasi permanent et souvent des bouffées de chaleur.
Enfin la ménopause s’installe, (en moyenne 52-55 ans), avec l’aménorrhée (arrêt de règles) et donc la carence hormonale et son cortège de symptômes physiques et psychiques: bouffées de chaleur, épisodes de dépression, arthralgies, céphalées, insomnies, sécheresse vaginale et modification du comportement sexuel, parfois prise de poids.
Pour certains femmes, heureusement, ces symptômes peuvent être absents ou passer inaperçus.

♦ Physiopathologie
Du PMS:
Longtemps on a cru qu’il s’agissait d’un déséquilibre hormonal, mais en réalité, on est en présence de plusieurs mécanismes associant une hyperoestrogénie relative par rapport à la progestérone, une sensibilité particulière aux fluctuations hormonales physiologiques, quel que soit le taux de ces dernières, un trouble du métabolisme de la prolactine (hormone hypophysaire de l’allaitement), un déséquilibre du rapport progestérone /aldostérone (hormone surrénalienne) et enfin, un trouble des neurotransmetteurs, en particulier la sérotonine.
De la péri, pré, ménopause:
il s’agit des mêmes mécanismes que ceux du PMS mais qui aboutissent à une carence finale en œstrogène et en progestérone.

♦ Prise en charge
– la réforme alimentaire: une alimentation équilibrée type d’inspiration « crétoise ».
Favoriser les métabolismes du magnésium, de la vit B6, du zinc et des autres minéraux. Pour cela:

  • limiter la consommation de glucides raffinés (sucreries).
  • éviter la caféine sous toutes ses formes et l’alcool au moins trois jours avant le début des symptômes.
  • modérer dans la même période, la consommation de sel, y compris le sel caché (soda, bière, laxatifs, etc…).

Rétablir l’équilibre alimentaire des acides gras. Pour cela:

  • diminution de la viande au profit du poisson, des fruits et des légumes frais à volonté.
  • Rétablir l’équilibre oméga 6/oméga 3 par la consommation d’huiles riches en oméga 3 (Colza, cameline, lin, etc.)

– le travail du lâcher prise à travers les diverses approches méditatives ou corporelles de relaxation.

Enfin, les phytonutriments sont essentiels, car la nutrition et le lâcher-prise ne suffisent pas à l’atténuation des symptômes.

Tout d’abord les phytonutriments de l’équilibre hormonal : le Féminité Equilibre
Ce complexe associe trois plantes essentielles :
le Gattilier très documenté (Vitex agnus-casti ou poivre des moines). Par sa richesse en flavonoïdes, en tanins, en diterpènes, il agit de façon similaire à la dopamine en modulant la sécrétion de la prolactine, ce qui permet un allongement de la durée de vie et de l’action du corps jaune. Son efficacité est spectaculaire sur les symptômes du PMS.
L’Alchemille (Alchemilla vulgaris) : c’est le manteau de Notre Dame, plante emblématique de la féminité. Sa richesse en flavonoïdes, tanins, triterpènes et stérols, en font une plante systémique avec une cible spécifique lutéotrope, en régularisant la sécrétion ovarienne de progestérone, sans oublier son action angioprotectrice limitant les ménométrorragies.
Le Houblon (Humulus lupulus) : ses cônes riches en flavonoïdes (8-prénylnaringénine) et en substances amères oxydables (α et β-oléorésines) en font une plante oestrogénique par excellence, car ses composés ont une affinité élective pour les récepteurs oestrogéniques α et β.
C’est la plante de la pré et de la ménopause, grâce à son activité oestrogénique. N’oublions pas son action sédative, bien venue dans ce contexte.
Ce complexe associe par ailleurs, le Magnésium, sous forme de bisglycinate à haute biodisponibilité, la vitamine B6 et la B12, au service de l’équilibre des neurotransmetteurs.
Sa posologie est de deux gélules, au petit déjeuner et au repas du soir, sur une durée à adapter selon chaque cas. Pour le PMS, sur au moins 9 mois en continue et une fois l’amélioration obtenue, du 10ème au 25ème jour du cycle, en séquentiel. Pour la pré et la ménopause, sur le très long terme.

– On associera le Safra Fit, complexe du lâcher prise.
Cette préparation associe comme principes actifs primordiaux, le safran et le curcuma.
Le curcuma corrigera les états inflammatoires associés aux dérégulations hormonales.
Le safran, de son côté, est bien connu pour ses effets modulants, sur les niveaux de sérotonine mais également de dopamine, par sa teneur en pigments et molécules aromatiques tels que la crocétine, la crocine et le safranal.
Dans l’équilibre féminin, les facteurs émotionnels étant aussi prépondérants car il s’agit d’une hypersensibilité au « monde extérieur », l’association safran-curcuma est une excellente approche.
Sa posologie est de trois gélules, après 17H, à prendre le temps nécessaire, selon chacun.

Le Lactiflore probiotique original, associe plusieurs nutriments : le Curcuma, le Zn et le Mn, mais surtout quatre souches probiotiques (acidophilus, plantarum, gasseri, rhamnosus), particulièrement bien étudiées pour rééquilibrer le microbiote. Il sera très utile à associer au complexe Féminité Equilibre* pour potentialiser le métabolisme des phytooestrogènes au niveau intestinal.
La posologie est de 2 gélules 2 fois par jour, en parallèle avec le Féminité Equilibre*. La technologie de double encapsulation permettant de résister à l’acidité gastrique, lui confère une efficacité maximale.

On pensera :
au Vitafer, préparation en fer hautement biodisponible, indispensable à la correction des carences en ferritine, facteur limitant du métabolisme des neurotransmetteurs ; 14 à 28 mg/jour en cas de carence en ferritine (suite aux ménométrorragies dans le cadre du PMS et de la pré-ménopause),
mais aussi à la VitamineD3 800 UI; très souvent les déséquilibres féminins s’associent à des carences en vitamines D3 (un contrôle sanguin annuel de la 25 OHD est souhaitable). Dans le cas, on utilisera le complexe VitamineD3 800 UI à la posologie de une à deux gouttes, selon le besoin de chacun  sur un aliment à un repas.
Cette vitamine D3 provient de la lanoline naturelle, ce qui lui confère une excellente biodisponibilité.

Sans être exhaustif, on n’oubliera pas la place de deux plantes qui pourrait tout à fait s’associer au schéma précédent :
Le Framboisier, Rubus Idaeus B.Mac.Gly., grand régulateur de la fonction ovarienne, à tous les stades de la vie de la femme, à utiliser en gemmothérapie, en cas d’insuffisance d’efficacité thérapeutique.
La Bourse à pasteur, Bursa Pastoris, en TM, grand classique des saignements féminins : on pourra l’associer en cas de ménométrorragies récalcitrantes.

CONSEILS PRATIQUES
Pour un conseil en phytonutriment (du PMS à la ménopause), on associera un complexe phyto-hormonal,
le Féminité Equilibre au Lactiflore (pour l’optimisation des phytooestrogènes), le Safra Fit pour une meilleure gestion des émotions, sans oublier le Vitafer et la VitamineD3 800 UI en cas de besoin.

Conclusion
Par toutes ces mesures, on améliorera les déséquilibres féminins de la puberté à la ménopause, du PMS au climatérium, sans oublier les autres approches systémiques énergétiques notamment.

Dr. méd. Jacques Gardan

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